5 plus gros changements après avoir diminué l'alcool (qui m'ont surpris)

1 commentaire by Simon Poulin

Par Simon Poulin, Président et Co-fondateur Upside Drinks

Quand j’ai arrêté de boire pour la première fois, j’ai arrêté complètement.

Pas pour toujours. Pas comme si c'était nécessairement ma nouvelle identité. Juste assez longtemps pour m'entendre penser à nouveau.

C'est après quelques mois que j'ai trouvé ma relation avec l'alcool et la bonne approche à moi. Mes propos déstabilisaient un peu les gens: "Je bois encore parfois, simplement de façon très consciente."

Ce qui m’a surpris, ce n’était pas le fait de boire parfois (rarement) de nouveau. C’était ce que le fait de réduire, après avoir tout arrêté, a révélé.

Voici les cinq choses que je n’avais pas vu venir:

1. Réduire était plus difficile qu’arrêter complètement

Arrêter complètement, c’était simple.

Aucun choix à faire. Aucun débat. Aucun combat intérieur.

Diminuer a tout fait revenir. Chaque verre venait soudainement avec une pause. Il fallait une raison. Ou au moins une réponse honnête envers moi-même.

Il y a eu des soirs où j’ai réalisé que je voulais un verre non pas parce que j’en avais envie, mais simplement parce que je voulais faire partie du groupe.. be "part of it"

C’était inconfortable à remarquer.

Et impossible à ignorer.

2. L'alcool a cessé d'être l'événement principal

Avant la pause, l’alcool était souvent l'élément majeur.

J’organisais une soirée autour de ça. Je pensais à ce qu’on allait boire, à quoi acheter, à la façon dont la soirée pourrait se dérouler. Je savais à quel point c’était agréable d’être un peu affecté, et à quel point c’était amusant aussi de voir les autres se détendre. Moins timides. Plus ouverts. Surtout les personnes plus discrètes, plus introverties.

J’aimais cette version.

Quand j’ai décidé d’arrêter, quelque chose a changé. J’ai réalisé quelque chose que je n’avais pas vraiment envie d’admettre.

Ces soirées étaient amusantes. Mais pas très satisfaisantes sur le long terme.

Elles apportaient quelque chose sur le moment, mais prenaient discrètement aux jours autour. Une fois que j’ai vu ce compromis clairement, mon attention a changé.

J’ai arrêté de courir après le court terme.

Pas parce que je l’avais décidé.

Parce que ça n’avait plus vraiment de sens.

3. Ma relation à l'alcool est devenue plus silencieuse

Oui, mon sommeil s’est amélioré. Les matins sont devenus plus faciles.

Mais le changement le plus important n’était pas physique. Il était mental.

J’ai arrêté de faire des calculs dans ma tête. D’essayer de justifier. De repasser les conversations du lendemain en boucle, en me demandant si j’avais été « présent » ou simplement engourdi.

L’alcool prenait moins de place dans ma tête, même quand il faisait encore partie de ma vie.

Je ne m’y attendais pas.

Et je n’avais pas réalisé à quel point il avait été bruyant avant.

4. Les situations sociales n'ont pas changé, ma perception oui

Les gens le remarquaient rarement. Ou s’en souciaient.

Ce qui a changé, c’est à quel point je pouvais sentir clairement quand une situation avait lieu d'être, versus quand l’alcool faisait le gros du travail.

Certains souper/soirées étaient super. D’autres était "flat", d’une façon que je n’avais jamais remarquée auparavant, une fois l’alcool absent.

Rien ne s’est brisé.

Mais certaines illusions, oui.

5. J’ai arrêté de traiter l’alcool comme un test moral

Ça, c’est ce qui a pris le plus de temps.

Pendant un moment, chaque décision semblait chargée. Progrès vs échec. «L’ancien moi» contre le «nouveau moi».

Réduire a changé ce cadre.

L’alcool a cessé d’être un verdict sur mon caractère pour devenir quelque chose que je pouvais ajuster. Selon le moment. La saison. Mon énergie. Mon intention.

Une fois que ça s’est produit, la constance ne semblait plus un fardeau.

Pas une constance parfaite.

Une constance honnête.

Dernière pensée

Arrêter complètement m’a donné de la perspective.

Diminuer m’a permis de choisir à nouveau.

La vraie surprise n’a pas été que la vie s’améliore.

C’est que les décisions sont devenues plus simples.

Et quand les décisions sont simples, le changement ne ressemble plus à de la discipline.

Il ressemble à de l’alignement.

SP.


1 commentaire


  • Annie Gosselin

    Moi aussi, plus besoin de me battre. Je suis libre depuis 3 ans et 8 mois.
    ———
    Upside Drinks replied:
    Félicitations, c’est énorme comme étape. Trois ans et huit mois, ça parle fort. Cette liberté-là, ça se gagne, et tu peux être fier de ton chemin. Merci de l’avoir partagé!


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