Critique: Lyre's Italian Spritz
Un spritz italien, sans prosecco.
Lyre's a mis l'orange amère en bouteille.
Sortez les grands verres. On s'en prépare un.

Premières impressions
Cette bouteille sait faire une entrée. Lyre's habille toute sa gamme de ces étiquettes illustrées à l'ancienne, et l'Italian Spritz a droit au même traitement, avec un de ces personnages de conte gravé en plein front. Le verre a un vrai poids, avec l'aplomb d'une vraie bouteille de spiritueux de 700 ml.
Puis on verse, et la couleur fait la moitié de la vente. Un orange-rouge de coucher de soleil éclatant, exactement la teinte que le cerveau classe sous l'heure de l'apéro. Déposez ce verre sur une table de terrasse ensoleillée et essayez de ne pas sourire!
Le goût en bouche
Nature, le nez est une bouffée d'orange amère avec quelque chose de plus profond derrière, un doux mélange d'épices qui rappelle un peu l'écorce de kola et le zeste d'agrume séché. Ça sent la terrasse d'un café hors de prix à Milan. Et je dis ça comme un compliment.
La gorgée suit le même scénario. L'orange d'abord, puis une vraie colonne d'amertume qui agrippe les côtés de la langue et qui tient bon. Le sucre est là pour porter le fruit, pas pour l'étouffer, et à moins de 0,5% d'alcool, le corps se tient encore comme un vrai apéritif, pas comme un cordial. La finale est sèche, amère, et assez longue pour te faire reprendre une gorgée. Cette colonne amère, c'est toute l'histoire!
Le spritz qui vend la bouteille
Le montage est simple comme tout. Deux onces de Lyre's Italian Spritz dans le plus grand verre à vin que vous avez, rempli de glace. Complétez avec environ quatre onces d'eau pétillante, ou un mousseux sans alcool si vous voulez faire ça chic. Ajoutez une grosse tranche d'orange et donnez un tour de cuillère, sans vous presser.
L'amertume reste vive à mesure que la glace fond, exactement ce qu'on veut d'un spritz qui traîne au soleil pendant que la conversation s'étire. L'heure dorée, un bol de croustilles et d'olives, une tablée d'amis. C'est là que cette bouteille vit!
Ce qu'on aime
La colonne d'amertume est vraie. Elle agrippe et tient comme un vrai aperitivo.
Cette couleur de coucher de soleil vend le verre avant la première gorgée.
Garde son mordant sur glace. Le dernier tiers du verre goûte comme le premier.
Une bouteille de 700 ml fait une douzaine de spritzs. Environ quatre dollars la tournée.
Le rituel survit. Grand verre, tranche d'orange, aucune presse. Tout le monde à la table est de la partie.

Questions fréquentes
Est-ce que ça se rapproche de l'Aperol?
Ça joue dans la même gamme. Orange amère, une touche d'épices, cette couleur éclatante dans le verre. Lyre's penche un peu plus du côté amer, ce que les amateurs de spritz apprécient une fois la glace ajoutée.
Je le mélange avec quoi?
L'eau pétillante est la réponse de tous les jours, environ une part de Lyre's pour deux parts de soda sur glace. Pour un spritz plus complet, allongez-le plutôt avec un mousseux sans alcool. Il joue aussi la moitié amère d'un negroni sans alcool.
J'aime ça amer. Quoi essayer ensuite?
Bon instinct. Lisez ensuite notre critique du Martini Vibrante. C'est un autre verre de style aperitivo, plus lumineux et un peu plus herbacé, et il fait une excellente deuxième bouteille pour le bar maison.