Le 2 juillet : le lendemain de la fête du Canada

by Gilles Miller

Personne ne parle du 2 juillet. Pas de nom, pas de hashtag, pas d'énergie de long weekend. C'est juste le lendemain matin. Le café lent. La vague promesse d'aller courir qui se repousse tranquillement à demain. Les enfants déjà debout qui parlent de la piscine pendant que tu négoces encore avec le divan.

Le 2 juillet a toujours été le compromis silencieux du 1er juillet. Pas une catastrophe. Juste une version plus lente, plus floue de la journée que tu avais en tête.

LA TAXE DU MATIN

La fête du Canada est l'une des plus longues occasions de boire du calendrier. Ça commence sur une terrasse vers midi et il n'y a pas vraiment de point d'arrêt naturel avant que le dernier feu d'artifice s'éteigne. C'est beaucoup d'heures. Beaucoup de soleil. Beaucoup de refills.

Personne ne planifie d'écrire off le lendemain matin. Ça arrive, c'est tout. L'alarme sonne plus fort. La première heure prend plus de temps. Les choses que tu devais faire le 2 juillet se repoussent discrètement au 3.

Ce n'est pas dramatique. C'est juste familier. Plus de 15 millions de Canadiens participent aux festivités de la fête du Canada chaque année (Patrimoine canadien). La plupart d'entre eux savent exactement de quoi le 2 juillet a l'air.

LA JOURNÉE COMMENCE AUTREMENT MAINTENANT

Quand une partie des boissons dans la glacière sont sans alcool, le calcul change. Pas parce que quelqu'un a pris une grande décision. Juste parce que l'après-midi et la soirée avancent différemment quand quelques-uns de ces refills sont des bières NA, ou un gin tonic fait sans le gin, ou un soda artisanal entre deux tournées.

Même terrasse. Même barbecue. Mêmes feux d'artifice. Mais le 2 juillet a l'impression de t'appartenir au lieu d'être emprunté à la veille.

À QUOI RESSEMBLE LE 2 JUILLET MAINTENANT

Ça ressemble à un jeudi. C'est ça, le point.

L'alarme sonne et c'est correct. Le café est un plaisir, pas une mission de sauvetage. Les enfants veulent aller à la piscine et tu dis oui du premier coup.

Il n'y a rien de dramatique là-dedans. Pas de grande histoire. Juste un matin qui t'appartient. La fête t'a donné tout ce qu'elle avait, et le lendemain, elle n'a rien demandé en retour.

LE VERDICT

La fête du Canada ne change pas. Le drapeau est toujours hissé. Les burgers sont toujours sur le grill. Les feux d'artifice illuminent toujours le même ciel au-dessus des mêmes parcs dans les mêmes villes. Ce qui change, c'est le lendemain matin.

Le 2 juillet, c'était le lendemain de veille. Maintenant, c'est juste le jour d'après. Et ce qu'il y a de mieux avec le jour d'après, c'est que personne n'a besoin d'en parler.

Gilles Miller, Industry Insider


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