Critique: Carl Jung Rosé
Un rosé tranquille de la maison qui retire l'alcool du vin depuis 1908.
Petits fruits, tanins discrets, rien de tapageur.
Servez-le bien froid.

Premières impressions
Dans le verre, le Carl Jung Rosé affiche un rose saumon tendre, limpide et lumineux, la couleur d'un rosé qui a l'intention de bien se tenir. Le nez s'ouvre sur la fraise et la framboise, mûres plutôt que confites, avec un léger fond de noisette qui lui donne un peu de sérieux. Il vient de la maison Carl Jung à Rüdesheim, celle qui a breveté la désalcoolisation sous vide en 1908, et ce pedigree se sent dans la tenue de l'ensemble. Rien ici ne cherche à impressionner. Il se présente, simplement, et attend.
Comment ça goûte vraiment
La bouche suit fidèlement le nez. Les fruits rouges arrivent en premier, la fraise surtout, la framboise en éclaircit les contours, et c'est l'acidité qui justifie la bouteille: harmonieuse, présente, elle tient le fruit droit sans jamais devenir pointue. Les tanins sont délicats, à peine un murmure, ce qui convient à un rosé sans alcool pensé pour les après-midis chauds. Il y a du sucre, assumé sans détour, mais l'acide garde l'équilibre. La finale est moyenne et nette, la discrète note de noisette revenant à la toute fin. À 0,0 pour cent, la structure tient mieux que la plupart des bouteilles à ce prix.
Un petit rituel que j'aime
Refroidissez-le plus que vous ne le pensez nécessaire, puis laissez le verre versé reposer deux minutes avant la première gorgée. Les arômes se resserrent dans le froid et se détendent à mesure que le vin se réchauffe, et la note de fraise s'ouvre nettement dans cette fenêtre. Un verre à pied aide. La patience, brièvement, est tout le secret.
Ce qu'on aime
Un vrai vin désalcoolisé, de la maison qui a inventé le procédé en 1908.
De la fraise et de la framboise qui goûtent le fruit, pas la confiserie.
Une acidité avec assez de colonne pour garder le sucre honnête.
À 11,99 $, une bouteille facile à garder en rotation permanente.
S'accorde discrètement et bien: salades, plateau de fromages, pâté si le cœur vous en dit.

Foire aux questions
Le Carl Jung Rosé est-il du vrai vin?
Oui. Il commence comme un rosé traditionnel, et l'alcool est retiré par distillation sous vide à basse température, un procédé que la maison Carl Jung a breveté en 1908. Ce qui reste est un vin dans sa structure, à 0,0 pour cent d'alcool.
Avec quoi le servir?
Il est fait pour le côté léger de la table. Salades, plateau de fromages ou pâté s'assoient confortablement à ses côtés. Bien frais, il tient son bout tout au long d'un long dîner.
Comment se compare-t-il à un rosé pétillant?
C'est un vin tranquille, plus discret et plus propice au souper qu'une bulle de fête. Pour des bulles et une plus grande occasion, nous avons passé en revue le Benjamin Bridge Nova Zero, qui joue ce rôle à merveille. Les deux couvrent des soirées différentes.