Les 5 choses que j'aime le plus de ne pas boire
Ce que personne m'avait dit sur le fait d'arrêter de boire : mes yeux s'ouvrent à 4h30, 5h du matin, tous les jours. Sans alarme. Et je suis content.
Pas vaseux. Pas en train de chercher le café comme une bouée de sauvetage. Juste réveillé, le cerveau déjà parti.
Là, je suis pas ici pour te dire de devenir une personne qui se lève à 4h30. C'est pas ça. Je vais pas te prêcher le grind du lever de soleil, je vais pas te dire à quelle heure mettre ton réveil, et honnêtement tu peux ignorer la partie de l'horloge au complet. J'ai juste remarqué qu'une fois que la boisson a arrêté, mon corps s'est mis à se lever tout seul, pas mal plus tôt qu'avant, prêt au lieu d'être à terre.
Je pensais que les personnes de matin étaient une autre espèce. Finalement, c'était un choix que je refaisais chaque soir.
Cinq choses que j'aime de ne pas boire, classées honnêtement. Le monde du wellness commencerait pas avec le numéro un. Moi, oui.
1. Tellement d'énergie
C'est ça, l'affaire principale. Tout le reste de la liste, c'est du bonus.
Et voici la partie que le monde saute quand ils en parlent : l'énergie, c'est pas un mystère. C'est le sommeil. Le vrai sommeil. Je tombe et je reste tombé. Pas de réveil à 3h du matin avec la bouche sèche et le coeur qui travaille en double pour gérer ce que j'ai bu. Mon corps passe la nuit à faire sa vraie job au lieu de nettoyer mes dégâts.
Donc je me réveille plus en déficit. Je me réveille plein. Le tank au complet. Avant, les deux ou trois premières heures de ma journée, c'était juste de l'admin, le temps de remonter au niveau normal où un non-buveur commence gratuitement. Cette taxe-là est partie.
Rendu au milieu de l'avant-midi, j'en ai fait plus que ce que je faisais avant rendu à midi. Pas parce que je pousse plus fort. Parce que j'ai commencé la journée avec quelque chose dans le tank au lieu de sortir d'un trou.
2. Des conversations plus vraies
Deux verres dans le corps, chaque conversation finissait par s'aplatir dans la même forme. Forte, chaleureuse, d'accord avec tout, et complètement vide. Des grosses émotions, zéro contenu. Le genre de jasette où tout le monde se déclare son amour à minuit et personne s'en rappelle le lendemain matin.
Là, elles vont vraiment quelque part. Le monde me raconte des affaires. Des vraies. Je pose la deuxième question au lieu d'attendre mon tour de parler, et j'attrape la réponse, faque je peux faire un suivi la semaine d'après et la personne sait que j'étais vraiment là.
C'est plus lent. Plus tranquille. Moins de monde, des conversations plus longues. Et cent fois mieux que la version forte que je pensais aimer.
Le boutte drôle : j'étais sûr que la boisson faisait de moi une meilleure compagnie. Finalement, ça me rendait juste plus bruyant.
3. T'es vraiment présent
Quelqu'un m'a déjà dit : tu entends, mais t'écoutes pas. Ça m'est resté. J'étais là dans une conversation et quand même pas dedans. Je t'entends, mais je suis pas là.
Pense à ton téléphone dans ta poche arrière. Tu sais qu'il est là. Y a de quoi qui te tire tout le temps pour aller le pogner, pour décrocher une seconde. Faque le dimanche, là, je le laisse quelque part où je le vois pas. Je retire mon inbox de job de dessus. Hors de vue, hors de la tentation.
Ne pas boire fait quelque chose de semblable pour moi, tout seul. Je suis juste plus là. Quand quelqu'un me raconte de quoi au souper, je suis là pour. Le repas, la joke, le trajet de retour. Pas à moitié à l'écoute, pas en train de dériver vers la prochaine tournée.
La présence, c'est pas un vibe. C'est être complètement dans la pièce pendant que la pièce se passe. Entendre, et écouter pour vrai.
4. Une meilleure forme physique
J'aime m'entraîner. Depuis toujours. Le gym, une course, juste bouger, c'est mon affaire.
Mais voici ce que personne avoue : quand t'es hangover, t'as pas envie de sport. Tu te dis que t'iras plus tard. Plus tard arrive jamais. Tu effaces ta journée, tu te promets demain, et la série que tu construisais meurt tranquillement un dimanche.
Là, je skip jamais. J'ai toujours l'énergie pour, donc l'entraînement arrive tout seul, comme se brosser les dents. Pas de négociation avec moi-même, pas de "je vais me reprendre plus tard". La constance, c'est tout le game, et c'est finalement devenu facile.
Et le corps suit tout seul. Le rythme cardiaque au repos qui baisse, pas de bloat de fin de semaine, une récupération plus rapide. J'ai pas arrêté de boire pour me mettre en forme. C'est juste arrivé une fois que j'ai arrêté de redonner mes fins de semaine.
5. Une meilleure santé mentale
C'est celle de la base. Elle court en dessous de toutes les autres.
J'ai jamais vraiment été un gars anxieux, faque je vais pas emprunter l'histoire de quelqu'un d'autre. Pour moi, c'est plus simple. J'ai plus ces journées-là. Les journées de lendemain de veille. Celles où je perds patience pour rien, je suis vaseux, dans le brouillard, bête avec du monde qui a rien fait de mal. Juste pas à mon meilleur, et tout le monde autour le voit.
L'affaire, c'est que tu le remarques pas toujours sur le coup. Tu snappes après quelqu'un, t'es flat dans un meeting, t'as plus rien à donner pour les petites affaires. Pis là tu blâmes le trafic, la charge de travail, les enfants, la journée. C'était pas la journée. C'était la veille.
Là, j'ai la même version de moi chaque matin. Patient. Stable. Pas un pile ou face entre sharp et à terre selon ce que j'ai fait la veille.
Cette constance-là, c'est la partie que je protégerais avant tout le reste de la liste.
Voilà le classement. L'énergie en haut, parce que le matin, c'est là que je vis maintenant. Tout le reste a suivi par la porte.
SP.

Laissez un commentaire
Veuillez noter que les commentaires doivent être approvés avant d'être affichés
Ce site est protégé par hCaptcha, et la Politique de confidentialité et les Conditions de service de hCaptcha s’appliquent.